Blogue de la CGSP AMiO - Régionale de Liège

20 juin 2008

NON à l’Europe de la régression sociale !

    COMMUNIQUE DE PRESSE : NON à l’Europe de la régression sociale !

 

L’Interrégionale Wallonne de la Centrale Générale des Services Publics (IRW-CGSP) a pris connaissance de l’accord conclu lors du Conseil EPSCO regroupant les ministres de l’Emploi sur la directive temps de travail et qui prévoit de maintenir l’”opt out” (possibilité de déroger à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, via une discussion individuelle entre le travailleur et l’employeur), sans la perspective d’y mettre fin, allant jusqu’à instaurer de nouvelles normes de durée maximale de travail hebdomadaire atteignant 60 heures ou 65 heures.

 

Alors qu’un peu partout en Europe, des voix se font entendre réclamant la création d’une Europe sociale, l’IRW-CGSP constate que les ministres de l’Emploi ont envoyé un signal extrêmement négatif. L’IRW-CGSP se félicite que la Belgique, par son abstention, n’ait pas cautionné cette tentative de régression sociale. L’IRW-CGSP condamne donc sans réserve cet accord et va, dès à présent, se focaliser sur le Parlement européen qui devra se prononcer, en seconde lecture, sur ce texte. Pour rappel, l’IRW-CGSP entend être porteuse d’un projet positif et ambitieux pour une autre Europe. Ainsi, son Congrès statutaire, qui s’est tenu les 4, 5 et 6 juin à Borzée, a procédé à l’adoption d’un programme européen radical et cohérent. Fruit d’une collaboration réussie entre militants syndicaux et monde académique, ce programme traite notamment de la question du temps de travail avec comme seule alternative une réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche compensatoire. Pour l’IRW-CGSP, l’Union, toujours à la recherche de son “modèle social”, pourrait y trouver un projet mobilisateur pour des millions de citoyens et de travailleurs. Le “modèle social européen” ne peut être celui du dumping social, celui de la course vers le bas des conditions de travail, des salaires, du droit du travail. Il doit, au contraire, être imposé comme un modèle de progrès. L’IRW-CGSP considère que l’Union européenne élargie constitue le cadre idéal pour réaliser ce projet de réduction collective et concertée du temps de travail. Une législation européenne harmonisée et cohérente, imposant une réduction linéaire du temps de travail, serait un pas significatif vers la construction d’un modèle social européen qui ne soit pas que rhétorique. Il importe donc d’étendre en Europe, en les réactualisant, les pactes sociaux nationaux qui ont organisé, durant les trois décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, le partage de la richesse nationale. Cette démarche doit également s’inscrire dans un mouvement d’harmonisation, par le haut, du statut du travailleur et des systèmes de protection sociale.

Francis STEIFFER  Président IRW CGSP                                    Francis WEGIMONT  Secrétaire général IRW CGSP

19 juin 2008

Marco VAN HEES, son dernier ouvrage : Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders

Le délégué CGSP AMiO (sous-secteur Finances) de la régionale de Mons-Borinage persiste et signe en sortant un nouvel ouvrage dont il nous avait déjà parlé lors de notre Congrès à Borzée :

Didier Reynders, « notre » ministre des Finances fait l’objet de critiques grandissantes dans le dossier des intérêts notionnels. C’est que cette déduction fiscale pour les sociétés, que Reynders a fait voter par le Parlement en 2005, coûte plus cher que prévu. Beaucoup plus cher. Et dans le climat électoral dans lequel navigue le gouvernement provisoire Verhofstadt III, « Reynders est devenu la cible », pour reprendre le titre d’un article du journal Le Soir. En pleine discussion budgétaire, on peut comprendre. Les intérêts notionnels sont, en effet, la réponse folle à un souci qui, au départ, était déjà pour le moins contestable : préserver aux multinationales les avantages fiscaux de leurs centres de coordination (qui paient autour de 1% d’impôts). L’Union européenne ayant condamné les centres de coordination pour leur caractère discriminatoire, Reynders a offert leurs successeurs – les intérêts notionnels – à l’ensemble des sociétés. Aujourd’hui, on commence seulement à en mesurer les conséquences budgétaires.

Le bébé du ministre des Finances est une sorte de Frankenstein semant un véritable carnage dans les finances publiques. On se doute que «l’homme qui parle à l’oreille des riches » n’est pas forcément mécontent d’avoir livré à tous les dirigeants d’entreprise du pays l’arme fatale contre l’impôt des sociétés. Mais si, sur votre échelle de valeurs, vous mettez le sort des gens au-dessus du profit, vous ne devriez pas partager totalement l’arrogant enthousiasme du Dr Reynders. Ce livre est une suite inédite du livre Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches. Il développe et explique de manière à la fois claire et précise le concept scandaleux des intérêts notionels et sa cohorte de conséquences dramatiques.

Le frankestein fiscal du Dr REYNDERS

13 juin 2008

La FGTB ne tolèrera pas que l’on touche à l’index

 
 FGTB Ensemble, on est plus forts
 
  Bruxelles, 13 juin 2008
   

La FGTB ne tolèrera pas que l’on touche à l’index.

 
 
     
   

La proposition de Monsieur Guy Quaden d’alléger l’index sur les gros salaires n’engage que le Gouverneur et est inacceptable pour la FGTB.

D’une part, contrairement à ses attentes, la proposition ne constitue pas une réponse aux problèmes de pouvoir d’achat des bas et des moyens revenus. Ceux-ci ne recevraient pas un euro supplémentaire par cette opération.

D’autre part, avec cette option, le risque d’instaurer une politique à deux vitesses deviendrait bien réel. Ainsi, la proposition est dangereuse car elle ignore le mécanisme de solidarité: l’indexation ne permet pas uniquement d’adapter les salaires, elle a aussi un impact sur les cotisations personnelles et patronales à la sécurité sociale. Une indexation plus faible des gros salaires signifierait de plus faibles cotisations pour les caisses de la sécurité sociale.

En outre, pourquoi les gros salaires continueraient-ils à cotiser à la sécurité sociale s’ils ne sont plus indexés? Et comment motiver des citoyens à participer à un système qui ne leur apporte plus grand-chose…?
Enfin, la piste proposée ne résout pas le fond du problème, à savoir la cause de l’inflation. Pour la FGTB, le fait que l’inflation est plus élevée chez nous que dans les pays voisins est en grande partie dû à une augmentation plus forte des prix de l’énergie en Belgique.

La FGTB ne tolèrera pas que l’on touche à notre système d’indexation. Le Premier-Ministre ne dit d’ailleurs pas autre chose dans son message à la Chambre hier, rappelant ainsi à l’ordre le ministre des Finances, Didier Reynders, qui aurait fait une ouverture dans ce sens au niveau européen. La FGTB en appelle à ce que le Gouvernement défende notre indexation sans ambiguïté, à quelque niveau que ce soit, belge ou international.

Pour conclure, la FGTB tient à relever les propos de Monsieur Quaden, pour qui les salaires ne sont pas responsables de l’inflation.

Selon la FGTB, les réponses à apporter à l’augmentation des prix sont d’ordre fiscal. Nous pensons à la baisse de la TVA sur le gaz, l’électricité et le mazout à charge des secteurs, à l’intervention domicile-lieu de travail à charge des employeurs, et à une baisse d’impôt ciblée sur les bas et moyens revenus. Ces propositions concrètes ont d’ailleurs été scandées par quelque 100.000 manifestants en front commun à travers toute la Belgique ces 9, 10, 11 et 12 juin derniers.

     
 
FGTB - Service Presse Fédérale
     

16 mai 2008

Un projet européen dénaturé

Notre blogue vous propose le texte de cette carte blanche publiée sur LeSoir.be le mercredi 14 mai 2008, 10:09 par le Collectif de résistance au traité de Lisbonne (*).

Parmi les signataires de ce texte se trouve le Camarade Jean Claude Galler (secrétaire fédéral CGSP Gazelco).

A noter que parmi les signataires de l’appel du CR-TL se trouvent le Président et le Secrétaire adjoint de la CGSP AMiO - Régionale de Liège ainsi que la chercheuse Corinne GOBIN et bien d’autres encore. N’hésitez pas à vous joindre à cet appel !

 

Un projet européen dénaturé

 

Au sortir de la guerre, le projet de construction européenne est né de la volonté d’unir le destin d’États qui s’étaient si souvent fait la guerre. La victoire sur le nazisme et les puissantes luttes du monde du travail qui ont suivi la libération ont abouti à des conquêtes sociales fondamentales, encore renforcées dans la foulée de mai 1968. Ces avancées sociales ont été rognées systématiquement à partir de la fin des années 1970. Déjà la construction européenne était utilisée pour imposer des sacrifices sociaux comme lors de la restructuration de la sidérurgie sous la houlette du commissaire européen Etienne Davignon. Dans le contexte de la chute du Mur de Berlin et du renforcement de l’agressivité de l’impérialisme de Washington, l’Europe a également fait figure pour la gauche de possible contre-projet basé sur la coopération avec le Sud et l’abandon du néolibéralisme.

(Lire la suite&hellip ;)

11 mai 2008

Les interventions des délégations CGT-UGFF et FO-Finances lors du Congrès des 5 et 6 mai 2008

Centrale générale du travail - Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT - UGFF

Première partie

Lors du Congrès IRW CGSP AMiO des 5 et 6 ami 2008. Le camarade invité de la CGT fait un “topo” de la situation de la fonction publique et des fonctionnaires au sein de la République

Seconde partie

Le Camarade invité au Congrès IRW CGSP AMiO des 5 et 6 mai 2008 en appelle à syndicat européen de contre-pouvoir

Force ouvrière   FO - Fédération des Finances

Première partie

Le Camarade fait part des problèmes rencontrès par la fonction publique en France … comparables à ceux de la Belgique !

Seconde partie

L’invité du Congrès IRW CGSP AMiO continue à disséquer le situation désastreuse des fonctionnaires en France. Il en profite pour remercier les Camarades wallons

 

France ::: Grève de la fonction publique ce 15 mai 2008

 

 

Centrale générale du travail - Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires

 

Montreuil, le 25 avril 2008

 

 

 

 

 

Pour la défense et l’amélioration de la Fonction publique

 

Toutes et tous en grève le jeudi 15 mai

 

 

 

Les organisations syndicales de fonctionnaires CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC ont diffusé, ce vendredi 25 avril, un appel commun à l’action pour la semaine du 13 au 17 mai, avec grève le jeudi 15 mai. (Communiqué ci-joint).

 

Au-delà du fait que toutes les organisations ne se sont pas rejointes sur un appel commun, de bonnes conditions se trouvent réunies pour réaliser l’unité la plus large en vue de l’action dans les services et au plan local.

 

En effet, si la CFDT n’a pas signé ce communiqué commun, elle a lancé un appel séparé qui appelle également à l’action le 15 mai.

FO avait, de son côté, déjà décidé de lancer son propre appel à une journée de grève et de manifestations pour le même jour.

 

  

 

 

Aussi, les organisations CGT de la Fonction publique invitent leurs syndicats à mettre tout en œuvre et à prendre dès maintenant les contacts nécessaires afin d’assurer la réussite de la grève et des manifestations du jeudi 15 mai prochain.

********************

 

Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique :

CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC

 

 

POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !

 

Place à la mobilisation

 

Le projet de loi “ relatif à la mobilité et aux parcours professionnels ” validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.

 

 

 

 

L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

 

C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.

 

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

 

 

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

 

 

 

 

 

 

     

  • un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
  •  

  • un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
  •  

  • l’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
  •  

  • un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim.
  •  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les organisations signataires appellent les personnels à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions.

 

Elles décident de faire du jeudi 15 mai, une étape massive et rassemblée de la mobilisation notamment par la grève et/ou des manifestations.

 

 

 

Le 25 avril 2008

 

 

 Autre organisation amie appelant à la grève le 15 mai 2008 :

 Force ouvrière

 
 

 

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6 mai 2008

Congrès IRW CGSP AMiO ::: 5 et 6 mai 2008 à Borzée

 Le Camarade délégué de la Régionale de Mons-Borinage, Marco VAN HEES livre ses premiers commentaires sur le Congrès et plus particulièrement sur le thème de l’Europe et des services publics tout en insistant sur l’aspect fiscal. Dans l’interview, le Camarade dévoile un scoop : le taux effectif (réel) de l’impôt des sociétés est aujourd’hui de 16 %. De quoi rivaliser avec l’Irlande. Ce sont nos voisins (.lu, .nl et .de) qui s’inquiètent de ce dumping fiscal !

Voici la motion relative à l’Union européenne et les services publics approuvée à l’unanimité par le Congrès lue par le Camarade Patrick LEBRUN :

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