Blogue de la CGSP AMiO - Régionale de Liège

11 mai 2008

Les interventions des délégations CGT-UGFF et FO-Finances lors du Congrès des 5 et 6 mai 2008

Centrale générale du travail - Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT - UGFF

Première partie

Lors du Congrès IRW CGSP AMiO des 5 et 6 ami 2008. Le camarade invité de la CGT fait un “topo” de la situation de la fonction publique et des fonctionnaires au sein de la République

Seconde partie

Le Camarade invité au Congrès IRW CGSP AMiO des 5 et 6 mai 2008 en appelle à syndicat européen de contre-pouvoir

Force ouvrière   FO - Fédération des Finances

Première partie

Le Camarade fait part des problèmes rencontrès par la fonction publique en France … comparables à ceux de la Belgique !

Seconde partie

L’invité du Congrès IRW CGSP AMiO continue à disséquer le situation désastreuse des fonctionnaires en France. Il en profite pour remercier les Camarades wallons

 

6 mai 2008

Congrès IRW CGSP AMiO ::: 5 et 6 mai 2008 à Borzée

 Le Camarade délégué de la Régionale de Mons-Borinage, Marco VAN HEES livre ses premiers commentaires sur le Congrès et plus particulièrement sur le thème de l’Europe et des services publics tout en insistant sur l’aspect fiscal. Dans l’interview, le Camarade dévoile un scoop : le taux effectif (réel) de l’impôt des sociétés est aujourd’hui de 16 %. De quoi rivaliser avec l’Irlande. Ce sont nos voisins (.lu, .nl et .de) qui s’inquiètent de ce dumping fiscal !

Voici la motion relative à l’Union européenne et les services publics approuvée à l’unanimité par le Congrès lue par le Camarade Patrick LEBRUN :

12 mars 2008

Chasse aux chômeurs : arrêter la machine à exclure

Texte rédigé par : 

Thierry Bodson Secrétaire régional de la FGTB Liège-Huy-Waremme

Philippe Paermentier Responsable national ff des Travailleurs Sans Emploi de la CSC

Benoît Van Der Meerschen Président de la Ligue des Droits de l’Homme

Yves Martens Coordinateur du Collectif Solidarité Contre l’Exclusion ASBL

 

Lors de l’adoption du plan de « contrôle renforcé » des chômeurs, initié en 2004 par le gouvernement Verhofstadt II, il avait été prévu que celui-ci fasse l’objet d’une évaluation. Il revient à l’actuel ministre de l’Emploi, Josly Piette (NDLR : ancien secrétaire général de la CSC), qui est déjà le quatrième ministre en charge de cette problématique depuis lors, de piloter cette évaluation. Des rapports de l’Onem ainsi qu’une étude commandée par le gouvernement à la société anonyme IDEA Consult viennent de lui être transmis. Ceux-ci n’apportent aucune démonstration précise de la moindre création d’emploi par le dispositif.

Bien sûr, le chômeur à qui l’on demande d’envoyer des centaines de CV sous peine de perdre son droit au chômage peut augmenter ses chances individuelles de retrouver un emploi… mais ce n’est pas pour autant qu’un employeur créera un poste de travail supplémentaire. Le chômeur activé retrouvant un emploi prend simplement la place qui aurait pu être occupée par un autre chômeur. Le nombre de chômeurs de 50 ans et plus, que le gouvernement n’a pas encore osé soumettre à cette procédure humiliante, a en effet augmenté de 163 % depuis le début de l’application du plan.

Comme nous le craignons depuis son adoption, le plan affaiblit le droit au chômage et accentue la pression pour que les chômeurs acceptent des emplois dans des conditions de précarité extrême.

Toutes les nouvelles sanctions, qui n’existaient pas avant 2004, croissent exponentiellement : il y a ainsi eu pour la seule année 2007 4.896 suspensions de 4 mois (évaluation négative au 2 e entretien de contrôle), 7.057 suspensions maintenues à durée indéterminée (absence à l’entretien) et 2.562 exclusions définitives (évaluation négative au troisième entretien de contrôle).

Il faut encore ajouter à cela des formes plus insidieuses et discriminatoires d’exclusions induites, comme une augmentation depuis 2003 de 4.518 « articles 90 », c’est-à-dire des personnes à qui on fait comprendre qu’elles ont le choix entre risquer d’être exclues ou demander une dispense pour raison familiale (souvent pour s’occuper d’un enfant en bas âge)… À 98 %, il s’agit de femmes, dont l’allocation est réduite à seulement 10 €euros par jour.

En tenant compte du plan d’activation et de la meilleure transmission de données des Régions vers le fédéral, le nombre d’exclusions définitives est supérieur à ce qu’il était en 2003, malgré la suspension de l’article 80 (1). Ce ne sont pas de supposés profiteurs qui casquent mais les plus faibles, qui lisent difficilement, ne comprennent pas les attentes de l’Onem ou n’arrivent pas à les réaliser. Le suivi de l’Onem ne les aide pas, il les enfonce. Et tout cela n’est encore qu’un début si l’on n’arrête pas la machine.

Faut-il poursuivre ou arrêter le nouveau dispositif de « contrôle renforcé » ? Ce débat, qui concerne non seulement les droits sociaux des 150.000 personnes déjà convoquées, mais l’ensemble des salariés et du monde du travail, est sérieusement mené par les organisations syndicales, qui exigent que soient pleinement prises en compte les exclusions et l’humiliation vécue par les chômeurs.

Une évaluation correcte doit aussi tenir compte de l’étude de la Fédération des CPAS wallons, Les exclusions Onem : implications pour les CPAS, qui dynamite la version de l’Onem (2). Les éléments qu’elle apporte devraient être au cœur de la discussion.

Cette étude trace, sur base d’éléments quantifiés, le portrait réaliste et accablant du plan de contrôle renforcé : augmentation de 580 % du nombre de chômeurs exclus renvoyés au CPAS, des disparités subrégionales inexplicables dans le nombre d’exclusions (le bureau Onem de Mouscron, par exemple, sanctionne 2,5 fois plus que la moyenne régionale), des sanctions arbitraires, un tiers de sanctions « absurdes »… Ce rapport conclut en demandant que « l’on cesse la gesticulation et que l’on mette sur pied un véritable accompagnement de qualité dont l’objectif n’est pas la sanction mais l’aide (et) qu’une solution structurelle soit trouvée pour éviter les sanctions. »

Nous ne nions pas les effets positifs de la suppression de l’article 80 ou, lorsqu’ils ne sont pas transformés en pièges à sanctions, du développement des offres de formations et de plusieurs dispositifs d’accompagnement régionaux. Mais il faut en tout état de cause mettre un terme aux dégâts sociaux, supprimer cette machine à humilier et à exclure, et sans doute la remplacer par un meilleur accompagnement des pouvoirs publics, fondé sur l’aide et non sur la sanction. L’assurance chômage doit rester à 100 % fédérale, mais le placement et l’accompagnement, dont la qualité est primordiale, devraient à nouveau être pleinement du ressort des services régionaux.

En front commun, avec de nombreux autres militants et syndicalistes, avec ou sans emploi, et avec la plate-forme www.stopchasseauxchomeurs.be, nous ferons donc tout ce qui est dans nos moyens pour que les mandataires élus ne puissent continuer d’ignorer, de nier ou de contrefaire la réalité vécue sur le terrain et qu’ils en tirent enfin la seule conclusion conforme au respect de la dignité humaine et des droits sociaux.

(1) L’article 80 excluait « automatiquement » les cohabitants chômeurs de longue durée (qui dépassaient d’une fois et demie la durée moyenne de chômage de leur sous-région), avec néanmoins des conditions de revenus et de passé professionnel qui n’existent pas dans le plan d’activation.

(2) Cette étude, ainsi que de nombreux autres documents, sont disponibles sur le site www.stopchasseauxchomeurs.be, rubrique « Articles et documents ».

Et si on baissait réellement les impôts (de ceux qui en ont besoin) ?

Texte signé par le Mouvement du 15 Décembre et des syndicalistes socialistes et chrétiens

Le 15 décembre, CSC, FGTB et CGSLB manifestaient à Bruxelles « pour le pouvoir d’achat et la solidarité ». Le front commun syndical revendiquait « une fiscalité équitable ». Depuis lors, le débat politique fait rage, notamment sur le scandale des intérêts notionnels si chers à la FEB, laquelle FEB n’hésite pas à prétendre « qu’il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat » (Le Soir des 16 et 17 février).

Avec l’aide du Mouvement du 15 Décembre, créé en opposition au vote au Parlement en 2005 du Pacte (anti-)Générations, des syndicalistes socialistes et chrétiens, lancent un appel pour « les riches plus taxés et les pauvres moins taxés ! »

Le ministre des Finances, Didier Reynders, affirme qu’il a baissé les impôts. Ceux des entreprises et des plus hauts revenus, c’est clair. Mais ceux de la population ? La fiscalité a une fonction de redistribution des revenus (notamment pour le financement des services publics). Cette fonction redistributive est garantie par la progressivité de l’impôt : plus un revenu est haut, plus son taux d’imposition est élevé. L’impôt des personnes physiques est calculé sur la base de barèmes qui suivent ce principe. Mais de nombreux éléments viennent de plus en plus biaiser la progressivité. Ce qui signifie que la justice fiscale perd du terrain dans notre pays.

Voici cinq mesures qui rétabliraient une meilleure progressivité.

1. Taxer tous les revenus (financiers, immobiliers) comme les revenus professionnels.

Pour pouvoir réduire les impôts de la population sans mettre en péril les dépenses sociales de l’État, il faudra réduire les énormes avantages fiscaux dont bénéficient les plus riches. Exemple : les propriétaires qui donnent des immeubles en location sont imposés sur un revenu cadastral théorique nettement inférieur aux loyers réels perçus. Et il y a pire. Les dividendes et intérêts sont soumis à un précompte mobilier de 15 ou 25 %. Ce précompte est libératoire : il dispense le bénéficiaire de mentionner le revenu dans sa déclaration fiscale. Ce revenu mobilier n’est donc pas cumulé aux revenus professionnels et échappe ainsi à la progressivité de l’impôt. Quant aux plus-values sur titres, elles échappent carrément à tout impôt puisqu’elles sont totalement exonérées. Rien ne justifie cette discrimination entre types de revenus. Une discrimination qui profite aux plus riches, car ce sont dans les plus hauts revenus que la part des revenus mobiliers est la plus importante. Pour garantir une réelle progressivité de l’impôt, les revenus immobiliers et mobiliers, y compris les plus-values sur titres, devraient être taxés comme les revenus professionnels.

2. Réduire l’impôt sur les faibles et moyens revenus.

L’impôt des personnes physiques est plus juste que les autres. Il pourrait pourtant être amélioré. Ainsi, un salarié commence à payer de l’impôt dès… 623 euros brut par mois. Sceptique ? Faites le test : introduisez un salaire annuel de 7.476 euros sur le simulateur du ministère des Finances (minfin.fgov.be). Et celui qui gagne 1.500 euros brut est déjà soumis au taux marginal de 45 %. En clair, la pente des taux d’imposition est beaucoup trop raide : on paye trop vite trop d’impôts. Pour une réelle progressivité, il faudrait rendre cette pente beaucoup plus douce. Mais le ministre Reynders a préféré faire l’inverse : supprimer les deux tranches de 52,5 % et 55 %. Cette mesure bénéficie uniquement aux plus hauts revenus (au-delà de 45.000 euros brut par an) et le cadeau est d’autant plus important que le revenu est élevé. Pour l’administrateur délégué de Fortis, la réforme fiscale représente, par exemple, un cadeau de 120.000 euros chaque année.

3. Réduire les taxes indirectes, notamment sur l’énergie.

À l’inverse de l’impôt des personnes physiques, les taxes indirectes (TVA, accises…) ne sont pas progressives : chacun est soumis au même taux, quel que soit son revenu. Les projets libéraux pour augmenter ces taxes indirectes auraient pour effet d’accroître encore plus les injustices fiscales. Il convient au contraire de réduire la part des taxes indirectes, en particulier sur les prix de l’énergie, qui constituent une part sans cesse plus importante des dépenses des ménages. Aujourd’hui, le gaz, l’électricité ou le mazout de chauffage sont soumis à une TVA de 21 %. Pourquoi ne pas la soumettre à un taux de 6 %, comme d’autres produits de première nécessité ?

4. Revoir les avantages extralégaux.

Les avantages extralégaux (voitures de société, pension extralégale, frais de représentation, etc.) accordés par une société à certains de ses salariés bénéficient d’un régime fiscal particulièrement favorable. On constate que les cadres supérieurs obtenant de tels avantages dans leur pack salarial, sont soumis à un taux d’imposition égal, voire inférieur à celui des cadres ou employés touchant des revenus plus bas mais ne bénéficiant pas de ces avantages. Le principe de progressivité est donc biaisé au sein même d’une entreprise. À partir d’un certain niveau, plus le coût d’une voiture de société est élevé, plus l’avantage fiscal est important. Ainsi, une Porsche dont la charge pour l’entreprise atteindrait 35.000 euros par an ne donnerait lieu, dans le chef de l’utilisateur, qu’à un supplément taxable de 3.340 euros par an. La taxation de tels avantages devrait coller au plus près du coût réel.

5. Modifier le mode de calcul de l’impôt communal.

L’impôt communal est calculé sur la base de l’impôt des personnes physiques. Comme ce dernier est progressif, on pourrait supposer que l’impôt communal l’est aussi. Mais le taux de cet impôt communal est généralement plus élevé dans les communes pauvres que dans les communes riches. En effet, les communes abritant de hauts revenus pourront atteindre un niveau équivalent de recettes avec un taux plus modeste. Ainsi, à La Louvière, un habitant redevable d’un impôt de 10.000 euros envers l’État payera un impôt communal de 10.000 × 8,5 %, soit 850 euros. Tandis qu’à Lasne, une des communes les plus riches, un habitant redevable d’un impôt de 15.000 euros envers l’État payera un impôt communal de 15.000 × 5 %, soit 750 euros. Il est urgent de revoir ce mécanisme fiscal aberrant au profit d’un système qui garantirait une solidarité financière entre communes riches et moins riches.

Texte mis au point par le Mouvement du 15 Décembre avec le soutien des signataires suivants : Patricia Albert, Bruno Bachely, Bruno Baudson, Carlo Briscolini, Didier Brissa, Maurice Corbisier, Raymond Coumont, Francis Debry, Julien Dohet, Guy Fays, Gérard Gelmini, Marc Goblet, Jean-Jacques Layeux, Ronny Leblon, Jean-Marie Léonard, Arnaud Lévèque, Pierre Lévèque, Paul Lootens, Freddy Mathieu, Jean-Marie Piersotte, Rudy Pirquet, Henri-Jean Ruttiens, Thierry Tonon, Robert Urbain, Ludwig Vandermeiren, Marco Van Hees, Hendrik Vermeersch, Martin Willems

17 février 2008

Marco VAN HEES, militant de la CGSP AMiO a publié son troisième ouvrage

Notre Camarade Marco VAN HEES, militant de la CGSP AMiO (Sous-secteur Finances) - Régionale Mons-Borinage a publié un ouvrage intitulé :

Didier REYNDERS

L’homme qui parle à l’oreille des riches

Alors que la droite dure l’emporte en France, Marco VAN HEES a décidé de taper fort sur une droite belge en voie de sarkozysation.

Le bilan accablant du Ministre des finances détaillé dans ce livre le prouve jusqu’au malaise : Les holdings d’Albert Frère paient moins d’impôts que sa concierge. Par ailleurs, le financier carolo a reçu à dîner Didier Reynders et sa famille dans sa somptueuse villa de Marrakech…

Y a-t-il un lien de cause à effet entre ces deux faits ? Disons plutôt qu’ils sont deux manifestations de la politique du ministre des Finances et de ses liens avec les grands dirigeants d’entreprise.

Reynders prétend qu’il a réduit la pression fiscale. Pour les plus nantis, c’est clair. Mais pour le commun des contribuables, les chiffres sont loin d’en attester.

Cet ouvrage passe en revue les huit années du ministre au cabinet des Finances (1999-2007), en évaluant les conséquences de son action pour la population, les entreprises, les grosses fortunes et les fraudeurs. Le bilan est fabuleux… pour certains.

Licencié en sciences politiques (ULB), MARCO VAN HEES est à la fois journaliste et fonctionnaire au ministère des Finances. Il est l’auteur de « C’est pas nous, c’est eux. Les fondements idéologiques de l’antitiers-mondisme» (1990) et «La fortune des Boël. Un énorme patrimoine, une immense dette sociale» (2006).

Déjà, en son temps, le mensuel (numéro 5 du 29 mai 2007) TRIBUNE de la CGSP avait fait l’éloge de cet ouvrage :

Marco VAN HEES

 

Pour acquérir cet ouvrage, cliquez sur le lien suivant, vous pourrez le commander sur le site de REZOLIBRE, le site des éditeurs indépendants et donc peu distribués dans le commerce (Prix : 14 EUR + frais d’expédition).

http://rezolibre.com/librairie/detail.php?article=1321

Didier REYNDERS  L’homme qui parle à l’oreille des riches par M. VAN HEES
                                                          

 

 

12 février 2008

Pour un renouveau du service public

Article très intéressant rédigé par le collectif :

  

 Le RESSORT

Le ressort - Collectif

Signataires de cet article pour le Ressort :

Minervina Bayon, Yannick Bovy, Didier Brissa, Julien Dohet, Pierre Eyben, Christian Jonet, Michel Recloux, Olivier Starquit.

  

A consulter et lire attentivement en cliquant sur le lien qui suit :

http://ressort.domainepublic.net/spip/spip.php?article12

 

5 février 2008

Montage vidéo et diaporama de la manifestation du 15 décembre 2007

Vidéo de la manif du 15 décembre 2007

Montage vidéo et diaporama

Manifestation pour la solidarité, contre l’égoïsme.

20.000 personnes à Bruxelles le samedi 15/12/2007 malgré la grève corporatiste du SIC  aux chemins de fer.

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