Le montage vidéo de l’Euromanif à Bruxelles de ce 15 mai 2009:
La vidéo du rassemblement à la gare de Liège des manifestants.
Vidéo d’ambiance … des manifestants nombreux s’apprêtent à monter dans le train spécial, merci à la CGSP Cheminots !
Un badge et une pétition pour exiger l’application de l’accord de gouvernement sur la régularisation des sans-papiers. Pour rappeler au Premier Ministre, à la Ministre de la politique d’asile et de migration mais aussi à l’ensemble des membres du gouvernement les engagements qu’ils ont pris en mars 2008. En portant ce badge et en signant la pétition, vous montrez votre indignation par rapport à l’attitude du gouvernement dans ce dossier et vous réclamez la mise en place de critères clairs pour la régularisation des sans-papiers avec notamment la prise en compte de l’ancrage local durable.
Pour une régularisation juste des sans-papiers !
Pour l’application de l’accord de gouvernement !
Pour des critères clairs !
Pour la prise en compte de l’ancrage durable !
Signez la pétition, portez le badge!
Signez la pétition: http://petitions.agora.eu.org/regularisation/index.html
Se procurer des badges: http://www.cire.irisnet.be/badges/demande-badges.html
Le 18 mars 2009, cela fera exactement 1 an que nous attendons la directive de régularisation promise par le gouvernement.
La FGTB – avec la CSC– participe à la mobilisation des travailleurs sans papiers rassemblés au sein de l’UDEP et soutenus par le CIRE, le Comité de Soutien des Universités et le FORUM Asile Migration, ce mercredi 18 mars 2009 à 12H à la Bourse de Bruxelles. Cette mobilisation sera précédée par deux événements, d’une part une conférence de presse à la Monnaie à 10H, d’autre part le dépôt des pétitions « Régularisation des sans papiers » chez le premier Ministre à 11H.
Nous voulons à l’occasion de cette action nationale rappeler au gouvernement ses engagements du 18 mars 2008 en matière de régularisation : publication d’une circulaire sur les ancrages durables et les longues procédures et d’un arrêté sur la régularisation par le travail. Cette action est d’autant plus urgente et primordiale, que de nombreux sans papiers sont à bout et désespérés de ne voir rien venir des promesses politiques qui ont été inscrites dans un accord gouvernemental.
La FGTB indiquera clairement son soutien aux sans papiers dans leur combat pour la régularisation, en mobilisant de façon importante ses délégués et en rendant public ce message de solidarité dans la lutte par la prise de parole de sa Secrétaire Générale à la conférence de presse et lors de l’action.
COMMUNIQUE DE PRESSE
En conséquence, les actions de grève pourraient débuter du
Nous osons espérer que les usagers prendront toutes mesures et comprendront que cette action, aussi de solidarité, pourrait conduire au chaos sur le réseau ferroviaire ce 6 octobre prochain.
Fait à Bruxelles, ce 25 septembre 2008.
J. DIGNEFFE, M. ABDISSI, G. GELMINI,
Secrétaires Généraux. Président.

La FGTB présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Georges Debunne a sans aucun doute marqué de manière durable plusieurs générations de syndicalistes.
Il a été partisan d’importantes réformes de structure dans de grands secteurs de l’économie et ardent défenseur du contrôle ouvrier dans les entreprises. Aujourd’hui encore, Georges Debunne sert d’exemple et de référence à la génération actuelle de militants. Pour preuve, l’hommage qui lui a été rendu le 2 mai dernier à l’occasion de son 90ème anniversaire auquel assistaient de nombreux syndicalistes belges et étrangers, jeunes et moins jeunes.
C’est en effet à Georges Debunne que l’on doit : «Les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres »…Il avait également mis en avant l’idée du “moi collectif” pour que l’on n’oublie pas que l’émancipation de l’individu est le résultat de l’action collective. Il avait aussi la volonté de ne pas «seulement discuter du partage du gâteau (ndlr: des richesses), mais aussi de la manière de le préparer».
Georges Debunne avait une vision globale et de long terme des transformations indispensables à réaliser en Belgique et en Europe. Précurseur dans de nombreux domaines, il lança le concept de “croissance qualitative » dans les années 70. Il fut également en première ligne dans la lutte pour l’émancipation de la femme.
C’est sous l’impulsion de Georges Debunne que la FGTB s’adapta à la réforme de l’Etat afin de poser un contre-pouvoir syndical à tous les niveaux de pouvoir politique.
Il n’a pas hésité à tisser des liens solides avec le monde universitaire et il a développé, au sein de la FGTB, un service d’étude de qualité avant de créer l’institut de formation syndicale.
Georges Debunne fut également l’un des fondateurs de la Confédération européenne des syndicats.
Pour rappel, Georges Debunne est né à Hofstade, le 2 mai 1918 en Flandre occidentale. Son grand-père, Auguste Debunne, fut le premier élu socialiste en Flandre. En novembre 1918, la famille retourne en Flandre occidentale et s’établit à Menin où Georges termine l’école secondaire. Il suivra ensuite des cours à Bruxelles, à l’Institut Charles Buls, où il obtient le diplôme d’instituteur primaire en 1937.
Confronté à la montée du rexisme et du nazisme, Georges s’engage sans hésiter et se bat pour la défense de la démocratie.
En 1938 Georges Debunne travaille comme instituteur à Halle et, comme beaucoup de jeunes de sa génération, connaît les différentes phases de la mobilisation et la Campagne des 18 jours (ou « Blitzkrieg »).
En juin 1940, il travaille à nouveau comme instituteur. Il entre alors en conflit avec la Commission Grammens (la Commisssion de Contrôle linguistique). Après plusieurs intérims dans l’enseignement (Leuven, Zelzate et Alost), il est lui aussi réquisitionné. Il décide de rejoindre le service de ravitaillement et devient délégué syndical dans la clandestinité. Pendant toute cette période, il est actif dans la résistance contre l’occupant allemand. A la libération, il devient secrétaire de la CGSP (la centrale générale des services publics). En 1947, il est élu secrétaire général de sa centrale, puis président en 1956. En avril 1968, il succède à Louis Major et accède à la direction de la FGTB nationale.
Georges Debunne a passé 38 ans au service du mouvement syndical FGTB.
Funérailles de Georges Debunne. Discours de Rudy De Leeuw, Président de la FGTB
Chère Marie-Paule, proche famille de Georges, chères amis et amies, camarades,
Beste Marie-Paule en naaste familieleden, goede vrienden, beste aanwezigen, kameraden,
We moeten vandaag afscheid nemen van Georges Debunne, oud ABVV voorzitter en oud-voorzitter van het Europees Vakverbond, oud vice-voorzitter van het Internationaal Verbond van Vrije Vakverenigingen, motor achter de FERPA, de Europese seniorenorganisatie…..
maar bovenal moeten we afscheid nemen van een kameraad, van een standvastig en consequent militant, die 38 jaar lang het beste van zichzelf gaf voor ‘zijn’ ABVV.
Uit de reacties die we op het ABVV binnenkregen naar aanleiding van zijn overlijden wil ik er twee met u delen, niet toevallig van twee journalisten.
Jan Seghers van het Laatste Nieuws schreef me: “ik ben blij dat ik twee jaar geleden de legende Debunne – voor mij was hij een mythe – nog heb kunnen spreken. Vanuit zijn rolstoel probeerde hij zijn gedachten met veel moeite onder woorden te brengen. De geest werkte nog maar het lichaam volgde al lang niet meer. Een groot interview hield ik er niet aan over, maar wel een beklijvende herinnering”.
Walter Pauli herinnert in zijn artikel “De Grand old man van links is niet meer”, in De Morgen, aan de Prijs voor de democratie die Georges drie jaar geleden kreeg tijdens de Gentse Feesten. “Wat denken de Gentenaars dan?” schrijft Pauli, “ze denken: ‘nie pleuje Georges, niet pleuje’.”
Ces deux réactions témoignent du respect et de l’admiration que forçait et que force toujours Georges auprès de ses partisans et de ses adversaires, auprès des jeunes et des moins jeunes, auprès des militants et des non militants.
Georges ne pliait jamais. Il était un syndicaliste fier de son autonomie, tenace, inflexible, qui connaissait parfaitement ses dossiers. Un négociateur dur, coriace et persévérant, quand il s’agissait de l’amélioration du sort des travailleurs.
Que la FGTB soit encore souvent considérée comme le syndicat qui dit non, est sans doute également dû à Georges, qu’on appelait “monsieur non”, et qui n’avait pas peur de s’opposer au parti ni de faire tomber éventuellement le gouvernement. “C’est inacceptable pour les syndicats”, répétait-il souvent lors du bureau du parti.
Pendant sa présidence, Georges était décrit par la presse comme un personnage froid et distant, mais les membres savaient mieux. Georges, l’intellectuel, le pédagogue, avait succédé au flamboyant Louis Major, le leader syndical qui avait un tout autre style pour exhorter ses militants. Mais la vision de Georges, ses convictions, son opposition au nazisme, au fascisme et à l’extrémisme ont fini rapidement par gagner le cœur des militants de toutes les centrales professionnelles.
Georges a sans aucun doute marqué de manière durable plusieurs générations de syndicalistes. Il a été partisan d’importantes réformes de structure dans de grands secteurs de l’économie et un ardent défenseur du contrôle ouvrier dans les entreprises.
C’est à Georges que l’on doit : « Les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. » Il a également mis en avant l’idée du « moi collectif » et la volonté de ne pas « seulement discuter du partage du gâteau mais aussi de la manière de le préparer ».
Georges was een begeesterend spreker, een vlijmscherp analyticus, een vurig pleitbezorger voor meer vrede, rechtvaardigheid en gelijkheid in de wereld.
Zijn werk in de clandestiniteit tijdens WO II, zijn niet aflatende strijd voor een sociaal Europa, zijn goede contacten met socialistische en democratische Europese en internationale syndicalisten en politici maakten van hem niet alleen een groot visionair vakbondsleider maar ook een groot verdediger voor vrede en democratie.
Lang voor alle anderen ook begreep hij de noodzaak van een goed georganiseerde internationale vakbondsbeweging om een echte tegenmacht te kunnen vormen.
In zijn mémoires “Ik heb mijn zeg gehad” lees je tussen de lijnen door – in het hoofdstuk over het historisch congres van de UGT in Madrid – zijn monkelende tevredenheid over behaalde successen.
In 1976 – Franco was pas overleden – was er voor het congres van de Spaanse vakbond geen toelating gegeven, maar alle toenmalige EVV vakbondsleiders waren gekomen en Georges kon daar mee het tij doen keren voor de terugkeer naar de democratie en de vakbondsvrijheid in Spanje. Hij stipt aan dat Felipe Gonzales daar als piepjonge spreker veel indruk op hem maakte.
Ook dat was Georges: bekommerd om zich te omringen met goede medewerkers.
Onder zijn impuls werd de ABVV studiedienst sterk uitgebouwd tot een geduchte “think tank”. En lang vóór anderen dachten aan gender en duurzame ontwikkeling, had hij daar al aandacht voor, ook binnen de structuren van het ABVV. Hij was trouwens de eerste van de sociale partners die een vrouw mee nam naar de IPA- onderhandelingen en hij spoorde heel bewust vrouwelijke syndicalisten aan om door te stoten naar de top.
Hij bouwde ook goede relaties uit met de academische wereld, wat voor een vakbond niet zo vanzelfsprekend was. Voor Georges was het dat wel.
Rappeler toutes les victoires syndicales, tous les acquis, toutes les actions organisées par Georges, nous mènerait trop loin.
Mais quand je cite la Question royale, la péréquation automatique des pensions, le combat pour la deuxième semaine de congé payé, la fermeture des mines, la grève contre la loi unique, les manifestations contre les missiles nucléaires, la crise pétrolière, ses protestations contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques, son soutien au groupe Collard et à son appel au rassemblement des progressistes…. tout le monde se rendra compte des combats menés par Georges.
In 1982 nam Georges afscheid als ABVV Voorzitter. Maar zijn kracht, inspiratie en onverzettelijkheid blijven tot nu nazinderen.
“Volhouden in actie, trouw blijven aan je socialistische, democratische principes voor de verdediging en de emancipatie van de werknemers en werkneemsters” was zijn devies.
We nemen het in fiere dankbaarheid over.
Tijdens onze volgende congressen, acties en betogingen zullen we niet meer reikhalzend uitkijken naar de goed ingeduffelde figuur met vuurrode sjaal, die ons vanuit zijn rolstoel bemoedigend aankijkt.
We zullen niet meer even uit de rij stappen om zijn hand te drukken en van zijn pretogen te genieten.
We zullen de kracht van zijn overtuiging niet meer zien. Maar kameraadschap gaat ook door de sluitsteen heen.
Vaarwel kameraad Georges. Bedankt voor alles.
Adieu camarade. Merci de tout coeur.
Les deux agents pénitentiaires ont été acquittés ce matin par le Tribunal correctionnel de Liège. Soulagé, Y. Dethier nous livre ses premières impressions et remercie la CGSP/ACOD pour son soutien.