Blogue de la CGSP AMiO - Régionale de Liège

27 novembre 2007

PLATE-FORME CONTRE LE PLAN DE CHASSE AUX CHOMEURS

Chers Camarades
Je ne puis que vous inviter à consulter le site http://www.retraitdelareformeducomplementdechomage.be/ (bilingue) et à signer la pétition.
A diffuser sans modération.
Bien fraternellement
Roland VANSAINGELE
Secrétaire général
CGSP AMiO
Administrations et Ministères

 *********************

Madame, Monsieur,
Sous la législature 2003-2007, le Gouvernement fédéral a modifié le calcul du complément de chômage octroyé aux travailleurs à temps partiels. Cette mesure d’économie budgétaire pénalise principalement des femmes déjà en situation précaire.
Le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl, le Comité de liaison des femmes, l’Université des Femmes, la FGTB Liège-Huy-Waremme, la FGTB Bruxelles ainsi que la CNE prennent aujourd’hui l’initiative de créer une plate-forme pour contribuer à faire connaître les conséquences désastreuses de cette réforme et pour porter l’exigence de son retrait.
Nous vous invitons donc à y adhérer en souscrivant à l’appel ci-dessous, que ce soit en tant qu’organisation, qu’association ou à titre individuel.
Vous pouvez adhérer à la plate-forme en signant le texte en ligne à l’adresse www.retraitdelareformeducomplementdechomage.be. La liste des premiers signataires sera clôturée et publiée sur le site le 20 décembre 2007.
Pour plus d’informations, voir le dossier sur la réforme en ligne sur le site ou contacter le Secrétariat de la Plate-forme, assumé par le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl (contact.rragr@asbl-csce.be - 02/218.09.90 Plate-forme pour le retrait de la réforme de l’Allocation de Garantie de Revenu - C/O CSCE asbl Rue Philomène, 43 - 1030 Bruxelles - contact.rragr@asbl-csce.be - 02/218.09.90 ).
Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl
Comité de liaison des femmes
Université des Femmes
FGTB Liège Huy Waremme
FGTB Bruxelles
CNE
Plate-forme pour le retrait de la réforme de l’Allocation de Garantie de Revenu
1. Introduction
L’Allocation de garantie de revenus donne au demandeur d’emploi qui accepte un travail à temps partiel la possibilité de conserver, outre sa rémunération, une partie de son allocation de chômage. De cette manière il gagne, en net, plus qu’une allocation de chômage. Cette mesure permet ainsi au chômeur de maintenir un certain niveau de revenu et constitue un incitant pour accepter la reprise du travail à temps partiel.
En janvier 2004, le Gouvernement fédéral a adopté une réforme du calcul de l’Allocation de garantie de revenu, en vigueur depuis le 1er juillet 2005, qui exclut notamment les travailleurs à temps partiels qui prestent moins d’un tiers temps de tout bénéfice de l’allocation. La nouvelle formule de calcul est très complexe, mais nous constatons maintenant ses effets concrets : si les travailleurs à 4/5ème  temps peuvent gagner jusqu’à … 2 euros par mois en plus, pour tou(te)s les autres, la réforme se solde par une perte mensuelle nette, qui peut atteindre 190 euros par mois.
Exemple 1 : Madame X, isolée, au chômage depuis deux ans trouve un travail dans le privé, à mi-temps (84 heures par mois), pour un salaire mensuel brut de 622 euros. Avant la réforme, une personne dans sa situation conservait un complément de chômage de 490 euros. A présent, avec la nouvelle formule de calcul de l’allocation, le même salaire ne lui donne plus droit qu’à un complément de 358 euros. Sa perte mensuelle est donc de 132 euros.
Exemple 2 :  Madame Y, chef de ménage, au chômage après avoir perdu un emploi à temps plein, trouve un emploi dans le secteur privé à quart temps (44 heures/mois) pour un salaire mensuel brut de 368 euros. Avant la réforme, une personne dans sa situation conservait un complément de chômage de 953 euros. Après, avec la nouvelle formule de calcul de l’allocation, le même salaire ne lui donne plus droit qu’à un complément de 763 euros. Sa perte mensuelle est donc de 190 euros.
Le Gouvernement visait à travers cette réforme une économie de 39 millions d’euros. Nous savons maintenant qui fait les frais de cette économie : des travailleurs et des travailleuses en situation de précarité, dont les revenus sont très faibles. Dans 77% des cas, il s’agit de femmes, qui connaissent souvent des conditions de travail difficiles (horeca, distribution, maisons de repos commerciales, auxiliaires d’éducation…).
Alors que l’Union européenne avait proclamé 2007 « année de l’Egalité des chances », une telle réforme nous paraît totalement contradictoire avec les ambitions annoncées en termes de lutte contre la pauvreté et la précarité, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et d’autonomie financière et d’intégration dans le marché du travail.
2. Appel
Nous, citoyennes, citoyens, syndicalistes, associations, organisations, demandons au nouveau gouvernement fédéral de retirer la réforme de l’allocation de garantie de revenu. Celle-ci aggrave la précarité et les inégalités entre les travailleurs et s’avère désastreuse pour les travailleuses et les travailleurs à temps partiel involontaire.
Dans le cadre du retrait de cette mesure, le gouvernement doit notamment s’assurer que la nouvelle formule de calcul réintègre les temps partiels qui prestent moins d’un tiers temps et que ces travailleurs puissent bénéficier du « bonus à l’emploi ».
Etablir ou maintenir la protection sociale de tous ne peut se faire en diminuant la protection sociale de certain(e)s. Nous appelons l’ensemble des progressistes à construire un large front pour ce retrait de la réforme de l’Allocation de garantie de revenus, dans le cadre d’un engagement plus global contre la pauvreté et pour un encadrement public du marché du travail qui supprime les inégalités entre hommes et femmes plutôt que de les accentuer.
Pour souscrire à cet appel et adhérer à cette plate-forme, aller sur www.retraitdelareformeducomplementdechomage.be

Communiqué de presse du Conseil des Ministres du 23-11-2007

Redistribution du travail

dans le secteur public

Prolongation du droit au départ anticipé à mi-temps et à la semaine volontaire de quatre jours

Sur proposition de M. Christian Dupont, ministre de la Fonction publique, le Conseil des ministres a approuvé un projet d’arrêté royal pris en exécution de l’article 27, § 3, de la loi du 10 avril 1995 relative à la redistribution du travail dans le secteur public.Le projet prévoit de prolonger d’un an, jusqu’au 31 décembre 2008, le droit au départ anticipé à mi-temps et à la semaine volontaire de quatre jours ainsi que la dispense du paiement des cotisations patronales de sécurité sociale qui ont trait au traitement du contractuel engagé en remplacement des agents qui choisissent la semaine volontaire de quatre jours.

Le projet vise à garantir la continuité sur le plan de la gestion du personnel et à éviter que le futur ministre de la Fonction publique ne soit lié pour une trop longue période par cette décision.

Le projet est soumis à la négociation avec les organisations syndicales représentatives au Comité commun à l’ensemble des services publics (Comité A).

20 novembre 2007

Roland VANSAINGELE sur YOUTUBE

Interview datant du 29 mars 2007 mais toujours bien d’actualité…

17 novembre 2007

Le discours lors de la concentration du 16-11-2007 au HEYSEL

Camion citerne prix du mazout

Intervention d’Anne Demelenne
Secrétaire générale de la FGTB
Heysel
16/11/2007

Comme vous, nous sommes inquiets. Inquiets de voir les prix flamber. Chaque jour qui passe nous apporte sa moisson de hausses.

 

Un jour c’est le pain, l’huile, le lait, puis le diesel, le mazout, l’essence, le gaz, l’électricité, les tarifs de chemin de fer, puis encore le diesel … Sans oublier les loyers qui grimpent toujours plus haut.

 

Ce n’est plus une valse des étiquettes, c’est une ronde infernale ! L’argent file entre les doigts.

 

Heureusement qu’on a l’indexation automatique des salaires et des allocations sociales. Sans l’index, ce serait pire. Jamais on ne lâchera cet outil qu’on nous envie à l’étranger et que les employeurs veulent au contraire nous enlever et qui permet aux revenus en général de ne pas décrocher des prix.

 

Mais l’index ne suffit pas. La hausse des prix touche plus durement les petits revenus puisque on sait que les produits de première nécessité, le loyer, le chauffage pèsent plus sur leur budget. Il faut aider ces ménages. Empêcher que les écarts ne se creusent entre les petits et les hauts revenus.

 

Que fait le gouvernement ? Il est aux abonnés absents ! On dit ” en affaires courantes ” mais cela revient au même. Même en affaires courantes, le Gouvernement ne prend pas les mesures qui sont à sa portée si ce n’est cette baisse ridicule, presque insultante, de 1 centime au litre sur le diesel.

 

 

Cela va faire six mois que l’on a voté et il n’y a toujours personne à la barre du pays. Il faut que cessent les querelles communautaires. Il faut désamorcer la bombe. Comme nous l’avons dit et répété, les travailleurs n’ont rien à gagner dans une nouvelle réforme de l’Etat qui mettrait à mal la formation des salaires, la sécurité sociale, la législation du travail et du chômage.

 

Il faut agir et vite: l’inflation n’est pas une fatalité. Il y a des mesures à prendre d’urgence pour la maîtriser, pour limiter les hausses de prix et pour en limiter l’impact sur les revenus des ménages.

 

Le prix du litre de mazout a presque atteint 70 centimes. C’est plus qu’en 2006 !

 

Qu’attend-on pour imposer un prix maximum des carburants? Il faut aussi :

 

  • élargir l’accès au Fonds social Mazout aux revenus jusqu’à 20.000 € brut/an au lieu des 13.246 € actuellement pour l’allocation gasoil de chauffage;
    • octroyer un chèque chauffage à charge du secteur pétrolier et d’Electrabel-Suez;
    • mettre à contribution le secteur de l’Energie et financer le fonds énergie pour aider les moins nantis à isoler leurs maisons et faire baisser leur facture de chauffage;
    • donner à la Commission de contrôle du gaz et de l’électricité le pouvoir d’imposer des tarifs raisonnables compte tenu des bénéfices énormes des producteurs d’électricité et de l’amortissement - payé par nous, consommateurs - des centrales nucléaires;
    • contrôler véritablement les loyers!

     

 

Les prix grimpent, les gens ont des fins de mois difficiles, et tout ce que les employeurs

trouvent à dire, c’est :

 

  • Qu’il faut modérer les salaires !?
  • Qu’il faut supprimer l’indexation !
  • Que les travailleurs belges coûtent trop cher !
  • Qu’il faut se serrer la ceinture !

 

S’il y a quelque chose qui coûte trop cher, ce sont les réductions de cotisations et les avantages fiscaux dont les employeurs oublient de parler. Si on met bout à bout les réductions de précompte, les réductions de cotisations sur le travail de nuit et en équipe, les réductions de cotisations sur les heures supplémentaires et les intérêts notionnels, les employeurs ont reçu 2,6 milliards. Au prix actuel, c’est 1000 litres de mazout pour chacun des ménages belges !

 

Et on nous dit qu’il n’y a pas d’argent ? Les bénéfices des 20 premières entreprises cotées en bourse ont fait un bond de 38 % en deux ans ! Et on nous dit que les entreprises vont mal ?

 

La part des salaires dans le Produit intérieur brut par rapport aux autres revenus, dont ceux du capital, est passée pour la première fois en dessous des 50 %. Et on nous dit que les salaires sont trop élevés ?

 

Ce n’est pas ce que dit l’étude de la société de marketing GFK qui montre que le pouvoir d’achat des Belges est tombé à la 12e place sur 14 au classement européen.

 

Ce n’est pas ce que dit le rapport du CCE qui montre que nos salaires ont augmenté moins vite que ceux de nos voisins et qu’il n’y a plus d’écart salarial.

 

Les employeurs utilisent les chiffres qui les arrangent. Je suis désolée de lui dire que les bons chiffres sont ceux qu’elle a elle-même validés en approuvant le rapport du Conseil central de l’économie.

 

Elle oublie de dire par contre que nombre d’employeurs n’ont pas rempli leurs engagements pour ce qui est des efforts de formation, de recherche, d’innovation et qu’ils cherchent ailleurs que chez eux, les causes de leur manque de compétitivité.

 

Les employeurs comptent sur le prochain gouvernement pour faire passer leurs revendications.

 

Cela fait maintenant plus de 5 mois que la crise politique paralyse le pays. Après un informateur, un démineur, un formateur, un explorateur, de nouveau un formateur, puis deux réconciliateurs, il n’y a toujours pas de décideur.

 

 

La longueur de la crise provoque l’inquiétude chez nos camarades syndicalistes de la CES. Ils s’interrogent sur le fonctionnement de notre démocratie et prennent comme un mauvais signe les ruptures de solidarité à l’œuvre dans ce pays.

 

Les employeurs comptent sur l’orange bleue pour faire passer leurs revendications. Elles se trouvent, en effet, dans le programme de l’Orange-bleue :

 

  • un Pacte des générations bis qui remettrait en question l’âge de la pension à 65 ans en liant la retraite aux années de carrière plutôt qu’à l’âge. Ce serait catastrophique pour les temps partiels et les chômeurs qui ne pourront jamais prétendre à une carrière complète, c’est-à-dire à une pension décente;

  • une modération salariale de 2 % accompagnée d’une plus grande flexibilité via l’intérim, les heures supplémentaires;
  • un système d’épargne temps qui obligerait chacun à travailler plus pour prendre des congés plus tard, c’est-à-dire à prendre en charge individuellement ce qui l’est actuellement par la collectivité;
  • une nouvelle baisse de l’impôt des sociétés et une nouvelle réforme fiscale supposée favoriser les bas et moyens revenus mais dont on sait qu’elle finira par profiter aux plus élevés. C’est eux que Mr Reynders veut protéger avec son ” bouclier fiscal “;
  • une liaison au bien-être des allocations sociales en deçà de ce que nous avons obtenu sous Verhofstatdt II, c’est-à-dire qu’elle serait limitée aux pensions, aux allocations familiales et aux indemnités d’invalidité;
  • une limitation dans le temps et/ou une dégressivité des allocations de chômage avec un renforcement des contrôles : la chasse continue….Ce n’est pas en ouvrant une fois de plus la chasse aux chômeurs que l’on crée des emplois. Pour créer des emplois, il faut innover, développer la recherche, améliorer -et prendre en charge- la formation.

     

 

Les employeurs ont réussi, avec les intérêts notionnels, à faire baisser le taux réel de l’impôt des sociétés de 33 à 25 %. Elles réclament de nouvelles baisses de cotisations sociales. De nouvelles réductions d’impôts. Pour nous, il n’en est pas question.

Oui, il faut une réforme fiscale. Mais pour les petits revenus. Pas pour ceux qui n’en ont pas besoin. Pas pour permettre à ceux-là d’augmenter leur capacité d’épargne, d’investir dans l’immobilier et de profiter de la hausse des loyers.

 

Il faut une réforme fiscale pour les petits salaires mais aussi pour les salaires moyens qui sont toujours trop hauts pour bénéficier de certains avantages, comme les bourses d’études, les réductions d’ONSS, mais trop justes pour faire face au coût de la vie. J’en veux pour preuve le nombre de personnes surendettées qui augmente chaque année. Ils sont 338.000 en Belgique à ne pas pouvoir rembourser leurs emprunts.

 

Nous avons obtenu dans l’Accord interprofessionnel le relèvement du salaire minimum de 2 X 25 EUR. Ça fait 4 % en plus de l’index. C’est un premier pas. Il faut aller plus loin.

 

Nous faisons dans ce sens une proposition de crédit d’impôt social. Ce crédit d’impôt permettrait de relever le salaire poche de 83 EUR nets par mois pour les bas salaires.

 

C’est 8 % d’augmentation.

 

 

Relever les bas salaires est une nécessité. C’est déjà difficile pour un ménage à deux revenus de faire face à toutes les dépenses. Pour les isolés, pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail, pour les familles monoparentales, dont le nombre augmente sans cesse, pour les temps partiels -surtout les femmes- qui cumulent bas salaire et horaire complet, le travail ne suffit pas pour échapper à la pauvreté !

 

Ce qu’il nous faut aussi, c’est un relèvement des allocations sociales les plus basses

qui restent en dessous du seuil de pauvreté et qui sont aussi parmi les plus basses d’Europe.

 

 

Pour eux, l’index ne suffit pas. Il faut des mesures ciblées de soutien aux petits revenus.

 

Et surtout renforcer notre sécurité sociale pour garantir à chacun un revenu de remplacement digne de ce nom.

 

Nous voulons maintenir notre système d’assurance solidaire. Pas glisser vers un système d’assistance pour les uns et des compléments pour ceux qui peuvent se les payer.

 

Nous voulons de bonnes pensions légales garanties sur le long terme ; de vraies indemnités de chômage.

 

Ce que nous voulons, c’est un rattrapage pour les allocations sociales qui ont depuis longtemps décroché des salaires et une liaison automatique au bien être.

 

Vous êtes venus nombreux et je vous en remercie.

 

Nous sommes ici pour lancer un message au monde politique : il est temps qu’il arrête de contempler son nombril et qu’il s’occupe des vrais problèmes des gens. Ce que nous réclamons, au-delà des euros et des centimes, c’est la justice. On ne peut pas continuer à tolérer qu’une partie de la population s’enfonce dans la pauvreté.

 

Que les revenus du travail assurent de moins en moins la sécurité d’existence à laquelle tout le monde aspire tandis que les revenus du non travail, de ceux qui vivent de spéculation, de placements, du commerce de l’énergie, explosent.

 

Nous comptons sur vous, militants, délégués, pour mobiliser autour de vous, dans vos entreprises. Nous avons encore des combats à mener

  • pour la justice sociale et le système de sécurité sociale qui en est l’instrument, perfectible sans doute, mais indispensable;
  • pour maintenir les droits des travailleurs que l’on veut détricoter;
  • pour une répartition plus équitable des revenus;
  • pour la démocratie économique qui passe par la représentation des travailleurs dans les PME. Les PME ne peuvent pas rester des zones d’opacité et souvent d’insécurité.

 

Nous entamerons dès aujourd’hui notre campagne pour les élections sociales.

 

C’est plus qu’un rendez-vous épisodique. C’est de nos résultats, de notre poids, de notre capacité à nous mobiliser, de la justesse de notre projet, que dépend notre force dans le débat démocratique.

 

Ensemble, on est plus forts.

Vue du public le 16-11-2007

Discours 16-11-2007

12 novembre 2007

Concentration le 16 novembre au Heysel

FGTB

 

OUI A LA SOLIDARITE, NON AUX EGOÏSMES

Les prix flambent

l’électricité, le gaz et le mazout

le diesel et l’essence

les denrées alimentaires

les loyers

Les entreprises engrangent les bénéfices

elles ont obtenu pour plus d’UN MILLIARD d’avantages fiscaux (intérêts notionnels, travail de nuit et en équipe, réductions de précompte)

les bénéfices des 20 premières sociétés cotées en bourse ont augmenté de 38 % en deux ans !

 

Et elles voudraient modérer nos salaires ?

Obtenir de nouvelles réductions d’impôts et de cotisations sociales?

 

Il n’en est pas question !

 

 

Oui, à une réforme fiscale ! Mais pour les bas et moyens salaires !

 

Oui, à la liaison des allocations sociales au bien-être et à un rattrapage pour les allocations les plus basses.

 

 

Défendons nos revenus !

 

 

Concentration le 16 novembre au Heysel

Auditorium 2000 à partir de 10h

 

 

Oui à la solidarité, non aux égoïsmes !

 

LE COUT DE LA VIE AUGMENTE

Les chiffres viennent désormais étayer le sentiment que nous avons tous : le coût de la vie augmente. Les prix des produits de première nécessité, ainsi que de l’énergie et des loyers, n’arrêtent pas de grimper.

PAS DE PACTE DE GENERATION BIS MAIS bien PLUS D’EMPLOI

Or, les volontés politiques actuelles sont à la modération salariale ! Il est aussi question de faire la chasse aux chômeurs, de maintenir au travail au-delà de 65 ans (alors que l’on peut aujourd’hui partir à la pension àpd 60 ans) ou d’ ”activer” les plus de 50 ans (comme s’ils avaient choisi d’être sur le carreau !). Nous disons non ! Ce que la FGTB réclame, c’est de créer des emplois. Parce que quand on crée des emplois, on crée de la richesse. L’emploi de qualité est aussi le meilleur rempart contre la pauvreté.

La rentabilite des entreprises augmente mais les investissements en matiere de formation, de recherche et developpement (R&D), d’innovation ne suivent pas

Contrairement à ce que certains avancent, la compétitivité de la Belgique n’est pas freinée par les salaires mais bien par le peu d’investissement des entreprises en matière de formation, de R&D, d’innovation. En 2006, seul 1,12 % de la masse salariale a été affecté à la formation, alors que les employeurs s’étaient engagés à investir 1,9 %. Entre 2001 et 2005, les investissements des entreprises en R&D en Belgique ont diminué et sont passées de 1,32% à 1,08% alors que les objectifs sont fixés à 2 %. Pour ce qui concerne les indicateurs en matière d’innovation, notre pays est aussi en queue de peloton.

La rentabilité des entreprises a très fortement augmenté en Belgique depuis 2002 : elle se situe désormais au niveau du début des années 70. Les 20 premières entreprises belges cotées en bourse font un bénéfice de 23 MIA€ pour 2006, c’est-à-dire une augmentation de 38% comparé à 2005. Le gâteau  de la richesse est gigantesque  et pourtant, en Belgique, 1 personne sur 7 est pauvre.

l’heure n’est sûrement pas à des baisses supplémentaires des impôts des sociétés

Si les bénéfices de nombres d’entreprises augmentent, c’est grâce à la modération salariale et aux avantages fiscaux. Et il est à nouveau question de nouvelles baisses d’impôts pour les entreprises. Nous devons le savoir : si les entreprises ne contribuent plus suffisamment au financement de l’Etat, les travailleurs risquent d’en faire les frais. Cela signifie des services publics plus chers, une prestation de service amoindrie, des licenciements dans les services publics ou moins de possibilités financières pour la sécurité sociale.

LA FGTB veut une meilleure repartition des richesses

Plutôt que de nouvelles baisses de charges pour les entreprises, la FGTB propose que le futur gouvernement, quel qu’il soit, réponde aux besoins des travailleurs et augmente leur pouvoir d’achat. La FGTB propose une baisse d’impôt pour les salariés qui en ont besoin : les bas et moyens salaires. Un travailleur qui gagne 1.284 € bruts bénéficierait, grâce à cette mesure, de 83 € mensuels nets supplémentaires. La FGTB réclame aussi un contrôle strict des produits alimentaires et énergétiques.

 

La FGTB continuera à défendre les travailleurs et les allocataires sociaux dans le cadre d’une sécurité sociale forte, de conventions collectives de travail et d’une législation du travail communes à l’ensemble des travailleurs du pays.

 

Ensemble, on est plus forts !

Rudy De Leeuw et Anne Demelenne

 

FGTB

 

 

 

Ne pas jeter sur la voie publique svp.

Er : Rudy DE LEEUW, Rue Haute 42, 1000 BRUXELLES - © FGTB Novembre 2007

8 novembre 2007

Formation du gouvernement fédéral : la CSC et la FGTB sont particulièrement inquiètes

 
Communiqué de presse
  Bruxelles, 6 novembre 2007
Conférence de presse FGTB-CSC
Formation du gouvernement fédéral :
la CSC et la FGTB sont particulièrement inquiètes
 
 

Sur la base de leur mémorandum commun de juin 2007, la FGTB et la CSC estiment qu’une série d’orientations sociales et économiques annoncées par le futur gouvernement fédéral sont particulièrement préoccupantes.

1. Ecart salarial ?

Les négociateurs du futur gouvernement envisagent de réduire le soi-disant handicap salarial de 2 % par le biais d’une série de réductions fiscales et parafiscales. En outre, les travailleurs devraient modérer leurs revendications salariales, compte tenu d’éventuelles réductions fiscales individuelles.
Ce n’est pas acceptable.

D’abord, le rapport que le Conseil central de l’économie (CCE) vient de publier ne soutient nullement la thèse des 2 %. Le CCE constate que l’écart salarial (évalué à 1,5 % dans son rapport précédent) a évolué, pour baisser, et ne serait plus que de 0,4 % en 2008. Ce chiffre ne tient pas compte des corrections fiscales de l’ordre d’un milliard d’euros pour le travail en équipe, les heures supplémentaires, les chercheurs, ainsi que la nouvelle correction générale de 0,15% prévue par l’AIP. Ces baisses représentent 0,76 % de la masse salariale. Ceci prouve que la proposition d’une correction supplémentaire, faite lors de la formation gouvernementale, ne repose sur rein.

Ensuite, le rapport du CCE démontre très clairement que, une fois de plus, les négociations conventionnelles se sont déroulées de manière responsable. En effet, l’augmentation annuelle réelle des salaires est de 0,4 % en 2007, comme en 2008, et ce, malgré une très forte augmentation de la rentabilité des entreprises, qui atteignent le niveau record du début des années 70.

De 1996 à 2008, la part salariale a diminuée de 66,3 % à 62,2 %. Compte tenu de ce contexte, toute diminution des futures marges de négociation basée sur des réductions d’impôts (souvent inégalement réparties) est impensable. Reste une incertitude, le taux d’inflation. Il sera suivi avec la grande attention, c’est une mission qui incombe en premier lieu aux partenaires sociaux.
Si handicap il y a, il se situe plutôt du côté des efforts à fournir par les employeurs, plus particulièrement les efforts en faveur de la formation et de l’innovation.
En 2006, seul 1,12 % de la masse salariale a été affecté à la formation, alors que les employeurs s’étaient engagés à investir 1,9 %. Le plus récent benchmarking européen (CVTS III) confirme d’ailleurs la stagnation des efforts en matière de formation : le retard par rapport aux pays voisins est resté le même depuis 1993.

Entre 2001 et 2005, les investissements des entreprises en R&D en Belgique ont diminué et sont passées de 1,32% à 1,08% alors que les objectifs de Lisbonne fixent 2 %.

Pour ce qui concerne les indicateurs en matière d’innovation, ils révèlent que la Belgique ne fait pas non plus partie des bons élèves : notre pays occupe la 12e place dans de l’UE en ce qui concerne la vente de nouveaux produits.

2. Défi budgétaire

Une correction salariale de 2 % représenterait un coût de 2,6 milliards €. On relève aussi une série d’autres propositions, axées sur des réductions fiscales et parafiscales, sans financement alternatif clair. Sans oublier l’important coût budgétaire de l’élargissement annoncé du système des titres services. Tout ceci est de nature à rendre plus difficile encore la réalisation de l’équilibre budgétaire et la préparation au niveau budgétaire du vieillissement démographique.
N’oublions pas non plus que, dans l’ISOC, les paiements anticipés sont de 940 millions € plus bas que prévu, diminution qui est en majeure partie due à la déduction des intérêts notionnels. Les deux syndicats attendent désormais des Finances des mesures concrètes en vue de contrer l’usage impropre des intérêts notionnels !

En outre, les deux syndicats sont curieux de connaître les mesures que le nouveau gouvernement compte prendre

  • pour pallier à la désorganisation du ministère des Finances,
  • pour s’atteler sérieusement à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale,
  • pour faire contribuer également les grosses fortunes et les revenus de capitaux (cfr les pistes du Conseil supérieur des finances) plutôt que d’octroyer des réductions fiscales supplémentaires.

Il va de soi que, pour toutes ces raisons, la CSC et la FGTB refuseront un assainissement budgétaire basé sur des économies dans la sécurité sociale ou sur un dégraissement de personnel dans les services publics.

3. Renforcer le premier pilier de la sécurité sociale

La FGTB et la CSC se sont prononcées pour une sécurité sociale fédérale forte. Le maintien, voire le renforcement, du mécanisme de liaison au bien-être pour toutes les allocations sociales est la priorité absolue. D’autant que l’augmentation des prix de l’énergie et de certains produits alimentaires de base pèsera plus lourd sur les revenus modestes.
Les deux syndicats n’accepteront en aucun cas :

  • que le mécanisme de liaison soit limité aux pensions, aux indemnités d’invalidité et aux allocations familiales (au dépens des allocations de chômage, des indemnités pour maladie professionnelle ou accident du travail);
  • que l’on touche à la procédure de concertation prévue par loi (avis émis tous les deux ans par les partenaires sociaux).

La possible réduction -voire la suppression- des allocations pour chômage de longue durée inquiète tout particulièrement la CSC et la FGTB. Les deux syndicats sont d’avis que la lutte contre le chômage de longue durée doit être menée par une politique forte en matière d’emploi et du marché du travail, pas en condamnant les chômeurs de longue durée à la pauvreté. C’est au chômage et non aux chômeurs qu’il importe de s’attaquer !

4. Pas de Pacte de solidarité bis

Les cendres du Pacte de solidarité entre les générations ne sont pas encore refroidies et les négociateurs s’orientent déjà vers de nouvelles mesures extrêmes pour contraindre les travailleurs à rester actifs plus longtemps : pension calculée sur la base de la carrière et non plus en fonction de l’âge, libre cumul de la pension et des revenus du travail, extension à 58 ans de l’activation pour les chômeurs de longue de durée, nouvelles formules d’épargne-temps, etc.

La FGTB et la CSC n’entendent pas s’engager dans la voie d’un Pacte de solidarité bis. Aujourd’hui, la première priorité est la mise en œuvre des corrections apportées au Pacte de solidarité (en exécution de l’Accord interprofessionnel), et le renforcement des mesures pour donner la possibilité aux travailleurs âgés qui le souhaitent de travailler plus longtemps (amélioration de la qualité du travail, passage d’un travail lourd à un travail plus léger, formation,…).
Nous refusons catégoriquement toute nouvelle mesure relative aux pensions et au calcul de la carrière professionnelle pour la pension légale. Nos pensions sont d’ores et déjà les plus faibles d’Europe. Soulignons que seuls 36 % des hommes et 24 % des femmes remplissent la condition des 45 ans de carrière pour bénéficier d’une pension complète !

En outre, la CSC et la FGTB refusent que l’on anticipe sur l’évaluation du plan d’activation des chômeurs de longue durée en décidant, dès aujourd’hui, d’étendre cette mesure aux 50 ans et plus.

5. Limitation de la flexibilité

Diverses idées circulent manifestement en vue d’accroître la flexibilité en fonction des besoins de l’employeur, voire de la rendre moins chère : assouplissement en matière de travail intérimaire et extension au secteur public, augmentation des heures supplémentaires et réduction de leur coût, diminution du coût du travail de nuit et en équipe, etc.

La FGTB et la CSC ne veulent pas que la qualité du travail se détériore et que l’emploi se précarise davantage. C’est précisément l’inverse qui doit se produire.

Du reste, la flexibilité est avant tout une affaire de concertation équilibrée entre les employeurs et les travailleurs. C’est pourquoi il serait inacceptable que l’on remette en cause les accords conclus entre partenaires sociaux sur les heures supplémentaires, le travail de nuit et en équipe, notamment pour rendre les heures flexibles moins chères que les heures de travail normales.

6. Respect pour la concertation sociale

La CSC et la FGTB rappellent leur revendication : donner la priorité à la concertation sociale par :

  • le respect pour le terrain d’action des partenaires sociaux;
  • la reconnaissance de la liberté de négociation et de l’action collective;
  • aucune intervention dans les accords existants;
  • la participation à la politique du gouvernement par le biais des canaux formels de participation.

Aussi, la FGTB et la CSC considèrent qu’il relève de la responsabilité des partenaires sociaux d’arriver à un compromis sur le statut ouvriers/employés en vue d’une harmonisation.

   
 
FGTB - Service Presse Fédérale e-mail : presse@fgtb.be

7 novembre 2007

Communiqué de presse de Roland VANSAINGELE ::: SPF Finances

Classé dans : CGSP, CGSP AMiO, Finances — Webmestre @ 22:19
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Moins de fonctionnaires aux finances :

Pour la CGSP, ce n’est pas un slogan …

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